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En 1899, une compagnie de forage de la région de Trier introduit une demande de concession au nord de Hamm. Le premier fonçage est réalisé à l'emplacement d'un ancien cayat et c'est en septembre 1905 que les veines de charbon sont atteintes à une profondeur de 717 mètres. La société est mise en place deux ans plus tard, après avoir foncé un deuxième puits et prend le nom de l'Archevêque Radbod.

Le 12 novembre 1908, un coup de grisou d'une extrême violence se déclenche au troisième étage et 350 mineurs y perdent la vie, pratiquement l'intégralité de l'équipe de nuit.
Suite à cet incident, de nombreuses améliorations sont apportées au niveau de la sécurité du fond et, entre 1910 et 1917, trois nouveaux puits sont foncés dont deux destinés à l'aérage. La production monte très vite à plus d'un million de tonnes mais en 1923, un incendie se déclare au fond du puits 4 et la direction n'a pas d'autres choix que de le noyer et de l'abandonner en y laissant le matériel.
La seconde guerre mondiale n'épargne pas Radbod qui subit une lourde attaque des alliés, faisant chuter la production à 400.000 tonnes. Suite au conflit, les installations de surface sont modernisées et les chevalements remplacés.

En 1969, Radbod est reprit par la Ruhrkohle AG avant de fusionner avec Werne en 1971.
La société fermera définitivement ses portes en 1990 et une partie du personnel sera réintégrée à Heinrich Robert, un charbonnage de Bergwerk Ost. Des liaisons souterraines seront par la suite réalisées entre les deux sièges mais celles-ci seront totalement fermées en janvier 1991.


      Reportage sur le siège 1 / 2 / 5 de Radbod et sur deux de ses machines d'extraction.

      Petit reportage sur le puits N°6 de Radbod, un endroit perdu en pleine campagne.

Copyright (c) / Photos by Nicolas Elias, Xavier Fer & Laura Dambremont