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Hoensbroek


La fonderie de Hoensbroek



Actif depuis le milieu du 19ème siècle, le secteur sidérurgique de Tegelen connu un nouvel essor en 1903 lorsque Peter Johan Beckx, Willem Doesborgh et Frans Simons s'associèrent pour créer la société sidérurgique "Beckx, Doesborgh et Simons" ainsi que la fonderie de fer De Globe. Cette alliance dura à peine trois ans et c'est en 1906 que Simons poursuivi l'aventure en solitaire, la fonderie prenant le nom de De Globe v/h F. Simons & Co. avant de devenir la Naamloze vennootschap IJzer- en Metaalgieterij "De Globe" peu après la première guerre mondiale. L'entreprise connue principalement pour ses plaques d'égout était alors plutôt modeste et n'employait que 19 ouvriers. Après le second conflit mondial, l'entreprise connu une vague d'expansion qui débuta en 1947 avec la création d'une nouvelle fonderie à Belfeld. En 1955, De Globe absorbe la fonderie Nering Bögel, également connue pour ses plaques d'égout avant d'entreprendre la construction d'une nouvelle usine à Weert, en 1963. En 1973, De Globe s'associe à Oranje-Nassau Staal pour construire une succursale nommée "Globon" à Hoensbroek et commence à diversifier ses activités en devenant fondeur de pièces pour véhicules commerciaux, notamment pour des marques comme Caterpillar et DAF. À son apogée, la société produisait 60 kilotonnes de pièces moulées par jour et employait près de 800 personnes.

Trois sites sont alors en fonction :

- Hoensbroek,
- Belfeld,
- Weert.

De Globe n'échappe malheureusement pas à la crise du secteur sidérurgique des années 1970, notamment à cause de sa surcapacité structurelle et c'est en 1971 que la société de capital-investissement Oranje-Nassau devient l'actionnaire majoritaire. La situation se détériore encore durant la décennie et les actifs passent entre les mains de l' Institut limbourgeois de financement du développement et d'Estel, un groupe composé de la Koninklijke Nederlandse Hoogovens en Staalfabrieken NV et de Hoesch AG située à Dortmund. En 1982, après le licenciement de 215 des 875 employés, les deux repreneurs refusèrent d'investir davantage dans la société De Globe tant qu'un nouveau partenaire commercial ne serait pas trouvé. C'est finalement la société finlandaise Componenta qui acquit une participation majoritaire en 2004. Après la reprise, les choses ne s'améliorent cependant pas et la fonderie de Belfeld est contrainte de fermer ses portes, l'essentiel de sa production étant transférée à Hoensbroek qui ferma également ses portes en 2016, en même temps que la fonderie de Weert. En 2017, l'entreprise brabançonne VDL, fondée en 1953 par Pieter van der Leegte Senior, se présenta en sauveur pour relancer l'activité sidérurgique de la zone et c'est la même année que Weert et Hoensbroek continuèrent leurs activités sous le nom de VDL Castings, tous deux étant supervisées par VDL Groep.

Quatre divisions composent ce groupe :

- Assemblage automobile (VDL NedCar),
- Fournitures,
- Autobus (VDL Bus & Coach),
- Produits finis.

Outre ce groupe, 107 sociétés opérationnelles réparties dans vingt pays sont liées à VDL. Leur point commun est la sidérurgie bien que la gamme de ses produits s'étend à d'autres secteurs comme les coffres de toit, les lignes de soudage robotisées dans les usines automobiles ou encore les panneaux de signalisation routière. Près de 16.000 personnes travaillent pour cette société. Hélas, une restructuration du secteur automobile liés aux coûts de production entraînent la fin des investissements dans la fonderie de Weert qui ferme ses portes en 2021, l'essentiel de sa production étant transférée à Hoensbroek, ultime fonderie liée à De Globe. C'est finalement en 2024 que VDL annonce la fermeture du site suite aux coûts énergétiques en hausse et à de nouvelles exigences environnementales plus strictes.

      Reportage sur la fonderie de Hoensbroek et sur son très beau fourneau.

Copyright (c) / Photos by Nicolas Elias, Xavier Fer & Laura Dambremont