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Les premières traces d'une forge à Clabecq datent de 1752, lorsque que l'impératrice Marie-Thérèse de Hongrie autorise la construction d'une forge actionnée par un moulin le long de la Sennette.
Cependant, c'est au 19ème siècle que l'entreprise prendra réellement son essor et en 1819, l'entreprise, nommée alors " Fonderie et platinerie de fer " possède déjà un haut fourneau ainsi que de nombreuses annexes.
Malgré ces investissements, la société est rapidement au bord de la faillite et en 1828, elle est rachetée par Edouard Goffin qui l'oriente vers la transformation de produits de haut fourneau et de la refonte de mitraille.

En 1832, le canal Bruxelles-Charleroi est créé, ce qui favorisera grandement le développement de l'entreprise qui s'équipa d'un laminoir et d'un raccordement au chemin de fer en 1850. En 1888, les forges deviennent une société anonyme sous le nom de S.A. des Forges de Clabecq.
En 1911, la société devient officiellement productrice d'acier, elle possède alors cinq haut fourneaux à skip, un laminoir, une usine à Pellet ainsi que divers ateliers.

Suite à la seconde guerre mondiale, la production d'acier augmente de manière exponentielle, les forges s'équipent alors d'une aciérie électrique.
En 1972, un haut fourneau moderne à coulée continue est inauguré, l'entreprise fonctionne à plein régime et 6000 travailleurs y travaillent.
Malheureusement, suite au choc pétrolier de 1973 et à l'augmentation des coûts des matières premières, les conditions de productions seront très fortement mises à mal et une restructuration du personnel fut jugée inévitable. La situation se dégrada année après année et devint tellement problématique qu'en 1992, les forges furent secourues par la Région Wallonne.

La situation empira encore et entre 1993 et 1996, de violentes grèves éclatèrent. Les ouvriers se rassemblent alors derrière le syndicaliste Roberto D'Orazio et en 1997, alors que l'entreprise est officiellement déclarée en faillite, 30.000 personnes se réunissent à Clabecq pour la Marche Multicolore pour l'emploi. Toutes ces personnes étaient venues crier leur mécontentement face aux banques et à la destruction de l'emploi local suite à la mondialisation. Cette marche constitue le plus grand rassemblement ouvrier de ces cinquante dernières années en Belgique.


      Visite du bâtiment d'accueil des forges, aussi appelé " le garage à vélo".

      Visite de l'ancien laminoir, malheureusement vidé de ses machines avant notre passage.

      Petit reportage sur la sous-station Inter-Brabant ainsi que sur son atelier annexe.

      Visite du bâtiment de chaufferie, en plein désamiantage.

      Reportage sur l'atelier central, un bâtiment situé aux portes du HF1.

      Reportage sur le haut fourneau N°1.

      Petit reportage sur les annexes d'épuration des gaz.

      Visite du haut fourneau N°2 et de ses annexes

      Reportage sur le hall de préparation des charges, la partie la plus magnifique à mes yeux.

      Visite des deux châteaux d'eau encore présent sur le site ainsi que des derniers vestiges du haut fourneau N°4.

      Reportage sur la tour à charbon ainsi que sur le hall des monteurs.

      Reportage sur le majestueux haut fourneau N°6, un mastodonte de 106 mètres de haut ainsi que sur ses annexes.

      Reportages sur une partie méconnue, la filtration ainsi que sur la Sennette, une rivière qui passe sous l'usine et dont il existait une prise d'eau.

      Voici le dernier jour du Haut Fourneau N°6, une triste journée...

Copyright (c) / Photos by Nicolas Elias, Xavier Fer & Laura Dambremont